tendresse postale

Depuis que je suis arrivée au Canada, j’attends une lettre de mon père.  Une lettre de Belgique qui n’arrive jamais.

L’année passée, lorsqu’il a été question de la disparition des facteurs à domicile, j’ai paniqué en pensant que cette lettre ne pourrait donc éventuellement jamais arriver jusqu’à chez moi.  En l’occurrence,  j’ai décidé de consacrer une année à inonder les boites aux lettres.  Depuis le premier janvier, j’écris à chaque personne avec qui j’ai une une conversation, une rencontre ou une connexion quelconque.  Par cette action quotidienne, j’essaie de répandre de la tendresse à travers la ville.  Chaque lettre envoyée est cartographiée.